LIVRE & COMPAGNIE
LIBRAIRIE CAFÉ LITTÉRAIRE
Belle-Île en mer
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Mercredi 8 juillet

FESTIVAL LIVRES JEUNESSE
"PARTIR EN LIVRE" FÊTE DU LIVRE POUR LA JEUNESSE
Avec le CNL Centre National du Livre & le Ministère de la Culture

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Samedi 13 juin à 17h

FÊTE de la LIBRAIRIE chez LIBER&CO !
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À Belle Île en Mer ce Samedi 13 juin la librairie Liber vous invite à la Fête de la Librairie Indépendante,

fête qui devait avoir lieu le 25 avril (autour de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur) dans plusieurs librairies partenaires en France et qui a été reportée en raison du confinement du printemps...

L’occasion de partager le plaisir de la lecture et l’ouvrage qui sera offert en cadeau aux lecteurs visiteurs de la librairie pour cette occasion : « À plus d’un titre », édité avec les éditions Gallimard, un livret-carnet pour lire et écrire…

Au programme : une journée du livre et de la lecture, pour tous, grands et enfants, en matinée à l’heure du marché et l’après-midi spécialement pour les juniors à l’heure du goûter, dans la librairie-café littéraire et son jardin, face à la mer…

10H30-12H30
17H-19H

Entrée libre Librairie Liber📚

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CAFÉ DES LECTEURS Samedi le 27 février 2010 
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A propos du livre


Il y a des livres dont l'intrigue est si simple ou si transparente qu'elle ne pèse pas sur les mots. Au contraire ce sont eux qui portent le poids de chaque personnage et celui de son ancrage dans une réalité individuelle et relationnelle.

Quoi de plus banal que Glory, revenant à Gilead, petite ville de l'Iowa "Gilead... modeste, campagnard. Gilead aux tournesols..." pour soigner son père, un ancien pasteur très malade!
" J'ai trente huit ans, se disait-elle, tout en rangeant la cuisine après le dîner. J'ai un diplôme de maîtrise. J'ai enseigné l'anglais au lycée pendant treize ans. J'étais bon professeur. Qu'ai-je fait de ma vie ? Pourquoi en suis-je là ?"

Dès la première phrase du livre, "Oui, tu es de retour à la maison, Glory! Et pour y rester!" s'écria son père, et le coeur de Glory se serra (...)", le lecteur perçoit le fossé entre l'attente intense d'un être dont la vie s'achève et l'incertitude de celle qui se cherche, pressentant l'inéluctable et le retour à l'enfermement de son enfance.


Dans la grande maison inchangée, vidée des autres enfants, ils étaient huit, Glory, la narratrice, est bientôt rejointe par son frère Jack, l'enfant prodigue que le scandale a éloigné voilà vingt ans. Tentative de s'apprivoiser, de saisir l'autre, dans un va-et-vient de regards, de gestes à décrypter, afin de le rejoindre dans son mystère et peut-être le comprendre. "Il y a un dicton qui dit que comprendre c'est pardonner, mais c'est une erreur disait papa. Il faut pardonner afin de comprendre. Jusqu'à ce que vous ayez pardonné, vous vous défendez contre la possibilité de comprendre."

En plein immobilisme conservateur, nous sommes dans le middle-west protestant, le style de Marilynne Robinson traque la nuance, pour exprimer le risque d'exister dans la différence. "Jack regarda longuement son père, et il avait sur son visage quelque chose de plus absolu que la tendresse ou la compassion, une chose délivrée de tous les mots qui auraient pu la décrire."

Entre un père, révérend et patriarche rigoriste, pourtant plein d'amour, un fils qui n'a jamais pu se faire confiance, vit "en éternel exil du monde ordinaire" et s'interroge sur la grâce, une fille qui est là où elle ne veut pas être ( "Comme c'était humiliant d'être quelque part parce que vous n'aviez nulle part ailleurs où être." ) et porte, volontairement, toute la charge de réconcliation sur ses épaules, se tisse une toile où la complexité intérieure de chacun se dévoile dans le quotidien. Le huit-clos de cette maison "qui résonne comme un violon" permet peu à peu l'expression du non-dit. Pêle-mêle se côtoient l'attente et la déception, l'enfermement et le questionnement, la peur et la bonne volonté, la fraternité et la colère, l'espoir et le doute.
L'oppression du conformisme religieux et social s'oppose à la recherche du libre-arbitre, de la foie active et personnelle. La lettre contre l'esprit.
Pour Marilynne Robinson c'est notre capacité à nous poser des questions sur nous-mêmes qui fait de nous des êtres humains et permet de faire évoluer le réel.

Ses détracteurs disent que la lire c'est comme "regarder de la peinture en train de sécher". On aimerait rester longtemps dans son atelier, à contempler ses toiles, mais, caché, pour ne pas la déranger et faire trembler son pinceau.


Autres romans de Marilynne Robinson:
La Maison de Noé, Albin Michel, 1983 ( Housekeeping,1981)
Gilead, Actes Sud, 2007 (Gilead, 2004)



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